La première par Delerm

La première par Delerm
C'est la seule qui compte. Les autres, de plus en plus longues, de plus en plus anodines, ne donnent qu'un empâtement tiédasse, une abondance gâcheuse.La dernière, peut-être, retrouve avec la désillusion de finir un semblant de pouvoir...

Mais la première gorgée ! Gorgée ? Ça commence bien avant la gorge. Sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l'écume, puis lentement sur le palais bonheur tamisé d'amertume. Comme elle semble longue, la première gorgée ! On la boit tout de suite, avec une avidité faussement instinctive. En fait, tout est écrit : la quantité, ce ni trop ni trop peu qui fait l'amorce idéal ; le bien être immédiat ponctué par un soupir, un claquement de langue, ou un silence qui les vaut ; la sensation trompeuse d'un plaisir qui s'ouvre à l'infini.....En même temps, on sait déjà.

Tout le meilleur est pris. On repose son verre, et on l'éloigne même un peu sur le petit carré buvardeux. On savoure la couleur , faux miel, soleil froid. Par tout un rituel de sagesse et d'attente, on voudrait maitriser le miracle qui vient à la fois de se produire et de s'échapper. On lit avec satisfaction sur la paroi du verre le nom précis de la bière que l'on avait commandée. Mais contenant et contenu peuvent s'interroger, se répondre en abîme, rien ne se multipliera plus. On aimerait garder le secret de l'or pur, et l'enfermer dans des formules. Mais devant sa petite table blanche éclaboussée de soleil, l'alchimiste déçu ne sauve que les apparence, et boit de plus en plus de bière avec de moins en moins de joie. C'est un bonheur amer : on boit pour oublier la première gorgée.
# Posté le lundi 09 juin 2008 17:15

Rude Boy

Call me say rudeboy
In a dance hall reggae music I
Would you watcha di test
I give you big boy contest now
So would you tell me now
# Posté le samedi 17 mai 2008 17:20

monologue


Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?", je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..
monologue
# Posté le mercredi 26 mars 2008 16:31
Modifié le mardi 01 avril 2008 13:42

West Ham

West Ham
I'm forever blowing bubbles, pretty bubbles in the air
They fly so high, nearly reach the sky
Then like my dreams they fade and die
Fortune's always hiding, I've looked everywhere
I'm forever blowing bubbles, pretty bubbles in the air
United! United! United!
# Posté le jeudi 13 mars 2008 14:43

L'histoire Nocive Du Petit Poucet Sexuellement Pourfendu

L'histoire Nocive Du Petit Poucet Sexuellement Pourfendu
Dans la forêt jaunie jonchée de termitières,
Se promenaient souvent Poucet et ses sept frères.
Ceux ci qui tant de fois se perdirent dans les bois
Signalisaient leur route par des cailloux sournois.

L'ogre qui de cette nouvelle tantôt prit connaissance;
Se rendit en forêt en suivant leur semence,
Il traversa gaiement les granges et les huttes
Qui dans son gros engin accélérait le rut.
Lorsque les 8 frères, le Petit Poucet inclus,
De ses grands yeux ovales soudain l'ogre aperçut,
Le désintentionné briguant abasourdi
De son étui tragique sa grosse bite il sortit.

Les 7 frères étant à la fellation propices
N'eurent d'autres choix que de mastiquer son pénis.
A la file indienne les 7 frères furent placés:
A genoux, bouche ouverte, chacun prêt a sucer.

Ne faisant pas gaffe a du P'tit Poucet l'absence,
Le premier frère l'ogre fit pomper en silence
En raison de son âge assez peu avancé,
Du premier des enfants la mâchoire fut cassée,
du second également l'hémoglobine coula
Quand de façon buccale l'ogre le pénétra,
Le troisième étourdi, se plaça à l'envers
Quel ne fut pas l'affront que subit son derrière!
Le quatrième alors se plaça de coté
Et c'est son oreille qui de sperme fut aspergé.
Le cinquième se trouvait sur le dos allongé
Pour en faire un vagin son sexe fut retournée.
Le Sixième quand à lui, ayant compris l'astuce
Se recroquevilla, le visage dans l'anus.

Fortement contrarié de ne pas pouvoir faire
De son zob un usage grossier et culinaire,
L'ogre défenestra de sa poche un couteau
Et avec insistance lui charcuta le dos.
Le même gosse scandalisé au plus haut point
Se jeta contre l'arme que l'ogre tenait en main.
Le septième, apeuré, de sang éclaboussé,
Savait bien que le pompage jamais il n'échapp'rait.

C'est à ce moment là que loin à l'horizon
Pour sauver son frère, Poucet fit apparition;
Ne sentant plus la bouche qui aggripait sa queue
L'ogre désarçonné au loin leva les yeux:

"Ce que tes gentils frères ont exercé sur moi
Mon petit tôt ou tard, tu le reproduiras"

Prononça t'il saisi d'un furieux déplaisir
A Poucet et son frère qu'il voyait déguerpir:

" Sache qu'a chaque année en plus qui finira
Un membre supplémentaire de tes proches me pompera
Et le fameux jour où je te retrouverais
Ta famille au complet le sentira passer"

Cria encore notre ogre orgueilleusement déçu
A ces deux chenapans qui avaient disparu.

C'est 30 années plus tard qu'ils se sont retrouvés,
Poucet était âgé et l'ogre andropausé.
Ce dernier s'approcha de la triste demeure,
Le poucet se souvint quel serait son malheur.
A peine eut - il le temps de cacher ses enfants
Que le gros ogre surgit sur lui, sexe fendant
Puis le sexe bandant une minute plus tard

C'est la langue du Poucet qui eut cadeau du dard
Par la stérilité de l'ogre, fut allongé
La durée du rapport, et le pauvre Poucet
Eut les lèvres gercées mais ce n'est pas grand chose
Car la grosse bite de l'ogre subit une mycose.
Cela l'affaiblit tant qu'il perdit connaissance
Avant que de son zgueg soit sorti la substance

Poucet miraculé de l'ogre pédophile
Fit cuire un mouton à la sauce de crocodile
Pour fêter sa survie et celle de ses enfants
Qui avaient échappé au dévorage de gland.

Mais par nuit au moment ou tout le monde dormait,
L'ogre qu'on croyait mort monta les escaliers
Prêt cette à rattraper le temps perdu
Face aux quinze enfants de Poucet dormant cul nu.

Il les imbiba tous de sa sauce béchamelle
Si bien que leurs deux fesses furent collées entre elles
Puis au Petit Poucet, l'ogre fit subir ce dont
Il rêvait et qui mérite des explications.

Pendant son lourd sommeil où il ronflait gaiement,
L'ogre inséra soudain sa bitte entre ses dents
Poucet se réveilla seulement le lendemain
Etonné du liquide qu'il avait dans les mains
Mais en voulant parler, cherchant à s'exprimer,
De décoller ses lèvres, impossible c'était.

C'est lorsque nous pensons que le méchant est mort
Que nous ne surveillons pas l'endroit où l'on dort
C'est pourtant en ce lieu une nuit un peu folle
Que le Poucet perdut l'usage de la parole.











# Posté le mardi 11 mars 2008 03:27
Modifié le jeudi 13 mars 2008 12:52